Accueil Programme Territoires & Gouvernance locale

Programme · Territoires & Gouvernance locale

Rendre aux élus locaux
les moyens d'agir

Les communes sont en première ligne pour les services du quotidien. Pourtant, leurs ressources s'érodent, les normes s'accumulent et les vocations s'éteignent. Il est temps que le Sénat assume pleinement son rôle de chambre des territoires.

− 18 % de trésorerie pour les collectivités depuis 2022
4,6 Mds€ d'effort demandé aux collectivités dans le PLF 2026 initial
70 % de l'investissement public national réalisé par les collectivités
98 communes qui ne perçoivent plus aucune DGF en 2025

Je défends une conviction simple : le Sénat doit redevenir la chambre des territoires — pas l'entérinement des décisions prises à Paris. Cela suppose de défendre les moyens financiers des communes, de stopper l'inflation normative et de redonner aux élus locaux la liberté d'adapter les politiques publiques à leurs réalités.

Les collectivités locales assurent 70 % de l'investissement public en France — routes, écoles, équipements sportifs, services de proximité. Fragiliser leurs finances, c'est fragiliser l'ensemble du tissu économique et social du pays.

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait initialement 4,6 milliards d'euros d'effort supplémentaire demandé aux collectivités. Le Sénat a combattu ce chiffre pour le ramener à 2 milliards — mais c'est encore trop.

La trésorerie des collectivités a déjà baissé de 18 % depuis 2022. Certaines communes se voient contraintes de fermer piscines, bibliothèques ou services culturels faute de moyens.

Je porterai au Sénat une ligne claire : les collectivités ne peuvent pas être la variable d'ajustement du budget de l'État. Leur contribution aux efforts nationaux doit être juste, négociée et plafonnée par la loi.

Chaque année, des dizaines de nouvelles obligations légales ou réglementaires s'imposent aux communes sans financement correspondant. Les maires passent une part croissante de leur mandat à gérer la conformité plutôt qu'à servir leurs administrés.

« On ne peut pas demander aux communes d'appliquer des normes nationales — souvent décidées lors de campagnes électorales — sans leur en donner les moyens. C'est une faute démocratique autant qu'une erreur de gestion. »

La France compte 500 000 élus locaux. C'est l'un des socles de sa démocratie. Mais cet engagement se tarit : les vocations s'éteignent, les listes peinent à se constituer, et de nombreux élus abandonnent leur mandat en cours de route.

Le Sénat tire la sonnette d'alarme depuis plusieurs années : dans certains départements, des équipes éprouvent des difficultés à réunir suffisamment de candidats pour constituer une liste complète aux élections municipales.

Les raisons sont connues : indemnités insuffisantes dans les petites communes, responsabilité juridique croissante, charge de travail incompatible avec une vie professionnelle normale, manque de formation et de soutien technique.

La France est l'un des pays européens où la liberté d'action des communes est la plus contrainte par des normes nationales uniformes. Ce jacobinisme administratif produit des décisions inadaptées aux réalités locales et décourage l'initiative.

Quand l'État réduit les dotations des collectivités, c'est l'investissement local qui en pâtit en premier. Or c'est cet investissement — une route rénovée, une école réhabilitée, une salle des fêtes — qui structure la vie quotidienne de millions de Français.

Le président du Sénat a prévenu : si l'effort de 4,6 milliards d'euros demandé aux collectivités avait été maintenu, l'investissement public local aurait baissé de plus de 30 %. C'est l'équivalent de milliers de chantiers gelés partout en France.

Données issues des débats sénatoriaux et des rapports suivants : Rapport d'information sur l'exercice du mandat local (2023-2024) ; Séance du 21 octobre 2025 — Proposition de loi facilitant l'exercice des mandats municipaux ; débats budgétaires PLF 2025 et PLF 2026, Commission des finances du Sénat.

Le Sénat doit redevenir la chambre des territoires

Les maires et les élus locaux ne demandent pas l'aumône. Ils demandent des ressources stables, des règles du jeu claires et la liberté d'agir pour leurs habitants. Ce sont ces trois conditions que je défendrai au Sénat — mandat après mandat, budget après budget.

Parce que sans communes fortes, il n'y a pas de République qui tient.

Retrouvez tous mes engagements sur le site de campagne

← Retour au programme Espace grands électeurs