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Programme · Mobilités & Transports

Remettre les territoires
en mouvement

Pour des millions de Français, le trajet du matin résume tout : un train en retard, une route défoncée, un plein qui coûte trop cher. La mobilité n'est plus une évidence — elle est devenue une inégalité.

2 Mds€manquants chaque année pour régénérer les réseaux ferroviaires
− 600 M€de budget transport en 2026 par rapport à 2024
+ 3,9 %de voyageurs TER en 2025 — sans matériel supplémentaire
840 M€de recettes carbone reversées au budget général plutôt qu'aux transports

Je défends une conviction simple : la mobilité doit redevenir un facteur de liberté, d'égalité territoriale et de développement économique. Cela suppose des actes budgétaires concrets — entretenir et moderniser l'existant avant de multiplier les annonces de grands projets sans financement durable.

La conférence « Ambition France Transports » a établi un diagnostic sans ambiguïté : notre réseau se dégrade faute d'investissement suffisant. Le budget 2026 reste inférieur de 600 millions d'euros au niveau de 2024.

Les transports représentent un tiers des émissions de GES en France, mais la fiscalité sectorielle — TICPE, taxe sur les billets d'aviation, marché carbone — ne leur est que très faiblement réaffectée.

Sur 840 M€ de recettes carbone annuelles, seuls 50 M€ sont reversés au secteur des transports. Le reste va au budget général.

Je proposerai que cette fiscalité soit mise au service du report modal et de la régénération des réseaux. C'est une question de cohérence budgétaire autant qu'écologique.

La demande de train ne faiblit pas depuis la crise sanitaire. Les Français veulent prendre le train — mais l'offre n'est pas au rendez-vous, faute de matériel et faute de réseau entretenu.

Les trafics sont en croissance partout : +3,9 % pour les TER, +1,8 % pour les TGV, +6,5 % pour Transilien. Pourtant, la France compte aujourd'hui une centaine de rames TGV de moins qu'en 2015.

La régénération du réseau exige 1,5 milliard d'euros supplémentaires par an. La « dette grise » continue de s'alourdir.

Au-delà du matériel, c'est le modèle de financement qui est en cause. La France fait supporter le coût complet de l'entretien du réseau aux usagers — contrairement à nos voisins européens — ce qui freine le développement du rail et fausse la concurrence avec la route.

Un abonnement TER qui augmente chaque année sans que la ponctualité s'améliore, c'est une double peine pour les usagers. Je porterai l'idée d'une compensation automatique pour les abonnés en cas de retards chroniques.

La transition des mobilités ne peut pas être pensée uniquement pour les grandes métropoles. Dans les territoires ruraux, de montagne ou périurbains, la voiture reste indispensable. Les politiques publiques doivent accompagner les habitants, pas les pénaliser.

La voiture n'est pas l'ennemi de la transition écologique — elle en est, pour des millions de ruraux, la condition. Je m'opposerai à toute mesure nationale qui pénalise la dépendance automobile sans proposer d'alternative réelle et accessible dans ces territoires.

Nos routes et nos ouvrages d'art vieillissent. Leur entretien ne peut plus être repoussé. Le réseau routier décentralisé — routes départementales, ponts communaux — est particulièrement fragile, et les collectivités n'ont pas les moyens d'y faire face seules.

La décarbonation des transports est une nécessité. Mais elle ne réussira que si elle améliore concrètement le quotidien des habitants — pas si elle les contraint sans leur donner les moyens de s'adapter.

Les maires, les départements et les régions sont en première ligne sur les questions de mobilité. Ils attendent des financements stables, des procédures simplifiées et une vraie liberté d'adaptation locale.

Données et constats issus du rapport sénatorial : Avis n°143 (2025-2026) — Projet de loi de finances pour 2026 : Transports, Commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, rapporteurs MM. Delia, Demilly et Gillé, déposé le 24 novembre 2025.

Une vision de long terme

La mobilité n'est pas seulement une question de transport. C'est une question de pouvoir d'achat, d'accès à l'emploi, de santé, d'attractivité économique et de cohésion nationale.

Je veux défendre une politique de mobilité pragmatique, ambitieuse et adaptée aux réalités de chaque territoire. Pas des annonces — des financements pérennes et des décisions prises au plus près des Français qui se déplacent chaque jour.

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