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Programme · Éducation & Formation professionnelle

Former les Français
aux réalités de demain

Des milliers de postes d'enseignants non pourvus, des filières professionnelles décriées, un système de formation opaque et coûteux. L'éducation est la première des politiques publiques — elle mérite mieux que des réformes permanentes sans évaluation.

3 076 postes d'enseignants non pourvus à l'issue des concours 2024
879 000 contrats d'apprentissage signés en 2024 — trois fois plus qu'en 2017
41 % des bacheliers professionnels en échec dans l'enseignement supérieur
83 % des enseignants estiment que leur travail est utile — mais fuient la profession

Je défends une conviction simple : une société qui ne sait pas transmettre ses savoirs ni former ses travailleurs se condamne au déclin. L'école doit retrouver son attractivité pour les enseignants. La formation professionnelle doit coller aux besoins réels des territoires. Et les filières techniques et artisanales doivent cesser d'être traitées comme des voies de relégation.

La France fait face à une crise structurelle de recrutement enseignant. Ce n'est pas une crise de vocation — 83 % des enseignants en exercice considèrent leur travail comme utile à la société. C'est une crise de conditions de travail, de salaires, de reconnaissance et d'instabilité des réformes.

En 2024, 3 076 postes d'enseignants sont restés vacants à l'issue des concours — 1 350 dans le premier degré, 1 726 dans le second degré. Dans certaines disciplines, le ratio candidats/postes frôle 1 pour 1 : en allemand (1,02), en lettres modernes (1,05), en physique-chimie (1,14), en mathématiques (1,16).

La même année, l'Éducation nationale a enregistré 1 452 démissions et 757 ruptures conventionnelles — des chiffres en hausse continue depuis plusieurs années.

La voie professionnelle est encore trop souvent perçue comme une voie de relégation pour les élèves en difficulté. Pourtant, l'apprentissage en CAP ou en Bac pro offre des taux d'insertion professionnelle bien supérieurs à la voie scolaire équivalente — jusqu'au double dans certaines filières.

En apprentissage, deux jeunes sur trois trouvent un emploi dans les six mois suivant leur diplôme. Pour un CAP, le taux d'insertion à 6 mois est de 59 % en apprentissage contre 27 % en voie scolaire. Pour un Bac pro : 68 % contre 43 %.

Pourtant, 41 % des bacheliers professionnels échouent dans l'enseignement supérieur, faute d'une orientation adaptée et de passerelles suffisantes vers des formations courtes professionnalisantes.

La voie professionnelle est encore très stigmatisée et mal valorisée. Ce n'est pas une voie par défaut — c'est souvent le chemin le plus court vers l'emploi et l'autonomie. — Rapport de l'Assemblée nationale sur le baccalauréat professionnel, juillet 2025

La réforme de 2018 a fait exploser le nombre d'apprentis — de 290 000 à 879 000 contrats en quelques années. Mais ce succès quantitatif s'est accompagné de dérives : des formations déconnectées des besoins du marché, un financement en déséquilibre structurel, et un système global illisible pour les usagers.

France compétences, l'opérateur national de la formation professionnelle, est en déficit structurel depuis 2020. Sa subvention de l'État s'élève à 913 millions d'euros en 2025 — et sera réduite à 673 millions en 2026, soit une baisse de 26 %.

Le Sénat qualifie l'écosystème de la formation professionnelle d'« archipel aux frontières floues » : 434 opérateurs, 317 organismes consultatifs, 1 153 organismes publics nationaux — dont beaucoup se chevauchent.

Les difficultés de recrutement enseignant créent des fractures territoriales profondes. Certaines académies pourvissent tous leurs postes ; d'autres peinent à trouver des candidats qualifiés. Les élèves des zones défavorisées — rurales ou périurbaines — sont les premiers touchés par cette inégalité.

Données et constats issus des travaux parlementaires suivants : Rapport sénatorial PLF 2026 — Enseignement scolaire ; Rapport sénatorial PLF 2026 — Travail et emploi ; Rapport de l'Assemblée nationale sur le baccalauréat professionnel, juillet 2025 ; Commission d'enquête sénatoriale sur les agences et opérateurs de l'État, juillet 2025 ; Réforme de l'apprentissage, décret n°2025-558 du 21 juin 2025.

Éduquer et former : la première des politiques publiques

Un pays qui ne sait pas recruter et retenir ses enseignants, qui oriente ses jeunes vers des filières sans débouchés, et qui rend son système de formation illisible, se prive de son avenir.

Je défendrai une politique éducative stable, cohérente et respectueuse des professionnels qui la font vivre au quotidien — enseignants, formateurs, conseillers d'orientation. Parce que sans eux, aucune réforme ne fonctionne.

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